A
Plus connu sous la dénomination anglaise de « binge eating disorder ». Maladie mentale qui se caractérise par des épisodes récurrents d’accès hyperphagiques (crises de boulimie), mais sans le recours aux comportements compensatoires inappropriés caractéristiques de la boulimie. Les accès hyperphagiques sont associés à de l’inconfort, ainsi qu’à des émotions négatives.
Trait de personnalité attribué aux personnes perçues comme gentilles, polies, sympathiques, coopératives, altruistes, chaleureuses et attentionnées. L’agréabilité est une des cinq grandes dimensions de la structure de la personnalité (Big Five).
Difficulté à identifier ses propres émotions.
Tendance à moduler sa consommation alimentaire en réponse à ses ressentis émotionnels plutôt qu’à celui de faim ou de satiété.
Méthode permettant de calculer la puissance statistique. Comme la puissance se compose de quatre facteurs (puissance statistique souhaitée, taille de l'échantillon, niveau de signification et ampleur de l'effet attendu), si l'on connaît trois facteurs, on peut calculer le quatrième. Notez que la précision des mesures est également importante pour la puissance statistique.
Maladie mentale qui se caractérise par une restriction massive et volontaire des apports alimentaires conduisant à un poids significativement bas, associé à une peur intense de prendre du poids, une altération de la perception du corps et/ou une influence excessive du poids et de l’apparence physique sur l’estime de soi. Dans le cas du sous type « avec accès hyperphagique purgatif », la pathologie est similaire à la boulimie nerveuse, mais le poids reste en dessous de la norme.
Apprentissage des «conséquences d’une action en observant d’autres personnes récompensées ou punies pour avoir accompli cette action» (Gazzaniga et coll., 2016, p. 257).
En psychologie, une attitude fait référence à un ensemble d'émotions, de croyances et de comportements envers un objet, une personne, une chose ou un événement particulier.
Les travaux de psychologie ont amené à différencier deux niveaux d’attitude chez les individus : explicite et implicite. Le niveau explicite renvoie à ce que les gens expriment ouvertement quand on leur demande leur avis, par exemple sur un groupe social. Le niveau implicite, référant à un aspect plus cognitif, correspond à l’évaluation ou aux associations que les gens font sans nécessairement en avoir directement ou clairement conscience.
Processus de raisonnement par lequel les personnes expliquent (c’est-à-dire attribue des causes à) la survenue d’un évènement ou d’un comportement.
On parle d’auto-évaluation quand un individu reporte ses propres perceptions de différents éléments, comme son niveau de peur, son niveau d’attachement, sa personnalité.
B
Besoin fondamental chez l’homme d’éprouver un sentiment de contrôle (que celui-ci soit réel ou illusoire) sur son environnement et les événements de sa vie afin de vaincre un sentiment de doute, d’impuissance ou d’insécurité.
Modes de raisonnement rapides et peu coûteux qui ont été favorisées par la sélection naturelle, dans un but de survie.
Tendance à percevoir des intentions là où il n'y en a pas.
Tendance à rechercher la confirmation de ses croyances.
Tendance à juger l’apparition conjointe de deux événements plus probable que celle des événements séparés, ce qui est impossible au niveau probabiliste, lié à une tendance plus générale de surestimer les coïncidences et d'établir des liens de causalité à partir de ces coïncidences.
Biais suivant lequel les gens vont répondre aux questions en se montrant sous un jour favorable, ou en évitant d’apparaître déviant ou d’exprimer une pensée profonde qui ne s’avérerait pas « politiquement correcte ».
Tendance à penser que les événements importants sont causés par des causes importantes.
Asymétrie systématique dans le choix des mots en fonction de la catégorie sociale à laquelle appartient la ou les personnes décrites (Beukeboom, 2014).
Utilisation biaisée du langage en fonction des attentes, renvoyant à la tendance à décrire en termes plus abstraits les comportements conformes aux attentes et en termes plus concrets les comportements allant à l’encontre des attentes.
Dans la littérature anglophone, on utilise le terme de linguistic expectancy bias et l’abréviation LEB est communément utilisée, même en français.
Utilisation biaisée du langage en fonction de l’appartenance groupale de la ou des personnes décrites et de la désirabilité du comportement, renvoyant plus précisément à la tendance à utiliser préférentiellement des termes abstraits pour décrire les comportements positifs de l'endogroupe et négatifs de l'exogroupe et des termes concrets pour les comportements négatifs de l'endogroupe et positifs de l'exogroupe.
Dans la littérature anglophone, on utilise le terme de linguistic intergroup bias et l’abréviation LIB est communément utilisée, même en français.
Le bien-être peut être défini selon plusieurs perspectives. Dans une perspective hédonique, il renverrait à l’obtention d’émotions agréables et à l’évitement d’émotions désagréables. Dans une perspective eudémoniste, il renverrait davantage à la réalisation de soi (par ex. sentiment de compétence et d’autonomie), et à un fonctionnement optimal (Ryan & Deci, 2001).
Caractéristique d’un individu qui renvoie au fait que ce dernier montre qu’il veut notre bien et notre réussite, tout en s’intéressant et en pourvoyant à nos besoins de façon désintéressée.
Maladie mentale qui se caractérise par des épisodes récurrents d’accès hyperphagiques (crises de boulimie), avec des comportements compensatoires inappropriés (exemple : vomissement, laxatifs, diurétiques, exercice excessif). L’estime de soi est influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle.
épuisement physique et émotionnel durable, diminution du sentiment d'accomplissement et dévalorisation du sport.
C
Définition de Fabio Fasoli & Peter Hegarty. Processus qui implique de percevoir quelqu’un ou quelque chose comme appartenant à une catégorie spécifique. Le processus de catégorisation des personnes comme appartenant à des groupes sociaux donnés est appelé ‘catégorisation sociale’.
« une diminution aiguë et considérable de l'exécution des compétences et de la performance alors que les normes attendues sont normalement réalisables, qui est le résultat d'une anxiété accrue sous une pression perçue ». (Mesagno & Hill, 2013, p. 273).
Dans les interactions numériques entre personnes qui ne se connaissent pas, la communication hyperpersonnelle (Walther, 2007) est caractérisée par une présentation de soi fortement valorisée de l’émetteur qui utilise les fonctionnalités du réseau pour contrôler son image (notamment pour attirer l’attention) et façonner le type de relation désirée. Du côté du récepteur, elle est caractérisée par une tendance à idéaliser l’émetteur sur la base des circonstances du message, ou des éléments de similarités ou de valorisation de l’émetteur suggérée par le message. L’interaction numérique devient alors plus socialement désirable et intime que l'interaction en face-à-face.
Walther, Joseph & Van Der Heide, Brandon & Ramirez, Artemio & Burgoon, Judee & Peña, Jorge. (2015). Interpersonal and hyperpersonal dimensions of computer-mediated communication. The Handbook of Psychology and Communication Technology. 3-22.
Processus par lequel un individu évalue ses propriétés (par exemple, ses capacités, ses traits de personnalité, sa réussite, …) en prenant pour référence les qualités d’autrui. En psychologie sociale, la première théorie de la comparaison sociale est celle proposée par Léon Festinger en 1954.
Caractéristique d’un individu qui renvoie aux capacités de ce dernier dans une situation spécifique.
Soumission à une norme dominante (changement de comportement) sans changement des opinions propres sous-jacentes, réaction à une relation de pouvoir entre une cible et une source d’influence.
« État psychologique impliquant l’intention d’accepter de se rendre vulnérable basée sur des attentes positives concernant les intentions ou les comportements d’autrui ». Définition proposée par Rousseau et collaborateurs (1998, p. 395).
Evaluation que font les individus de leur gouvernement comme étant digne de confiance (intègre, non-corrompu, etc.). Forme de support général ou « diffus » pour les autorités.
Combinaison de contractions visibles d’un ou plusieurs muscles du visage. Contrairement à l’expression faciale émotionnelle, elle n’implique pas l’inférence par autrui d’un état émotionnel.
Définition de Aline Lima-Nunes
Lorsque les groupes sont en conflit, qu’ils interagissent de façon conflictuelle. Le conflit est généralement étudié lorsqu’il apparaît entre un endogroupe et un exogroupe.
Fait de se conformer à une norme sociale, c'est-à-dire de respecter les règles de comportement implicites qu’on perçoit dans un groupe donné.
Type de contact intergroupe indirect renvoyant au fait de s’imaginer en train d’interagir avec un membre d’un groupe cible et que cette interaction est positive, agréable et relaxante.
Type de contact intergroupe indirect renvoyant au fait de savoir qu'un membre de son groupe entretient une relation étroite avec un membre d’un autre groupe.
Type de contact intergroupe indirect renvoyant au fait d’observer une interaction entre membres de groupes différents ou entre un membre de son groupe et un membre d’un autre groupe.
Comportements, traits de personnalité, intérêts, apparence, et émotions qui sont incongruents avec les stéréotypes typiquement associés à un groupe (genre, classe sociale, origine ethnique…).
Définition de Rachel New. Dans le contexte de dilemmes sociaux, les comportements coopératifs sont produits dans l’intérêt collectif, plutôt que dans l’intérêt personnel. Cela implique de renoncer aux bénéfices individuels immédiats pour préserver les ressources communes. L’alternative comportementale est la compétition à travers laquelle l’individu fait tout ce qui est nécessaire pour percevoir le maximum de bénéfice personnel.
Ensemble des efforts cognitifs et comportementaux mis en place par l'individu pour faire face à des demandes internes et/ou externes spécifiques, évaluées comme très fortes et dépassant ses ressources adaptatives
Accusations qu’un ou plusieurs groupes agissent en secret afin d’accomplir un objectif affectant directement ou indirectement un ou plusieurs groupes
D
Interventions et techniques visant à changer les comportements via le numérique. Ces DBCI sont utilisées principalement sur le web et via les applications pour smartphones dans des domaines variés (arrêt du tabac, activité physique, alimentation, sommeil, etc.).
Modèle cognitif de représentation des catégories sociales développé par Brewer et Miller (1984). Il est aussi appelé modèle de la personnalisation. Il consiste à percevoir de façon personnalisée, individualisée, les membres de groupes distincts qui sont en contact. Le dépassement des appartenances groupales de chacun par un traitement des individus en tant que tels et non en tant que membres de groupes interchangeables permettrait de réduire la saillance des différences d’appartenances groupales qui peuvent être à la source de conflits intergroupes et de la discrimination.
La déradicalisation fait référence au processus inverse de la radicalisation, donc de changement dans les croyances, les attitudes et les comportements allant vers la non-justification de la violence intergroupe et du sacrifice de sa propre vie pour défendre son groupe.
Modèle cognitif de représentation des catégories sociales développé par Hewstone et Brown (1986). Ce modèle de catégorisation postule que des interactions positives et coopératives entre les groupes peuvent se faire sans avoir à « éliminer » la catégorisation originale. Au contraire, les appartenances groupales devraient être maintenues saillantes pendant le contact intergroupe, permettant ainsi aux individus de se protéger contre la perte de distinctivité des groupes (c’est-à-dire de préserver l’identité groupale de base) et de généraliser les attitudes positives ressenties envers le membre d’un groupe donné à tous les membres de ce groupe.
La discrimination est l'acte de faire des distinctions injustifiées entre les êtres humains en fonction des groupes, des classes ou d'autres catégories auxquels ils sont perçus comme appartenant. Les personnes peuvent être discriminées sur la base de la race, du sexe, de l'âge, de la religion ou de l'orientation sexuelle, ainsi que d'autres catégories.
faculté des individus à faire naturellement confiance à autrui.
La théorie de la dissonance cognitive (Festinger, 1957) est à l’origine de recherches (p. ex., Gosling, Denizeau & Oberlé, 2006) montrant que les gens peuvent éprouver un état de malaise lorsque leurs actes, pourtant librement décidés, ne sont pas en conformité avec leurs idées ou leurs valeurs. En pareille situation, ils sont susceptibles de modifier leurs idées ou valeurs de manière à les rapprocher des actes effectivement réalisés.
E
Principe biologique selon lequel un organisme doit consommer plus d'énergie qu'il n'en dépense pour survivre.
Hypothèse maintes fois répliquée (voir Eisend, 2017) selon laquelle nous avons tendance à 1) nous considérer comme moins manipulable qu’autrui, 2) considérer autrui comme davantage manipulable qu’il ne l’est vraiment, et 3) se considérer soi-même comme moins manipulable qu’on ne l’est vraiment.
Effet selon lequel les personnes les plus incompétentes surestiment davantage leur compétence que les personnes davantage compétentes (Kruger & Dunning, 1999). Les auteurs expliquent cet effet par un déficit de métacognition chez les personnes les plus incompétentes. Néanmoins, d’autres études ont mis en évidence que les résultats de Kruger et Dunning peuvent s’expliquer par la combinaison d’une propriété statistique et d’un effet « meilleur que la moyenne » (Krueger & Muller, 2002).
Hypothèse maintes fois répliquée (voir Zell et coll., 2020) selon laquelle une personne, si on lui demande de se comparer à une « personne moyenne » sur une dimension socialement valorisée (par exemple, l’intelligence, la gentillesse, l’honnêteté, …) aura tendance à se considérer comme supérieure à cette personne moyenne.
Signal non verbal dont la signification, très précise, peut être directement traduite en mot(s).
Ensemble complexe de réponses interreliées et synchronisées, de type neurophysiologique, comportemental-expressif, subjectif-phénoménal, cognitivo-attentionnel et motivationnel, qui émerge automatiquement en réponse à un objet donné (événement, situation, etc.).
Chaque circuit émotionnel dit « de base » déclencherait concomitamment (1) un ressenti subjectif particulier (celui de la joie étant différent du dégoût…), (2) des modifications physiologiques spécifiques et (3) un comportement facial propre à chaque émotion sous la forme d’une expression prototypique ; celle-ci serait l’extériorisation du ressenti subjectif.
Définition de Jeff Joireman. Capacité à adopter la perspective d’une autre personne ou à percevoir et ressentir les sentiments des autres.
réfère à son groupe d’appartenance (par exemple, français pour les personnes de nationalité française).
animal à sang chaud capable de réguler sa température corporelle grâce à des mécanismes physiologiques internes
Renvoie à la tendance à regrouper les gens sur la base d’une unique caractéristique et à utiliser cette caractéristique pour orienter toutes les explications et jugements exprimés envers cette personne. Elle est positivement liée aux attitudes négatives à l’égard de groupes sociaux.
Ressenti subjectif interne vécu comme plaisant ou déplaisant et avec un certain degré de tonicité, de vigueur
L’état affectif correspondant à une émotion donnée.
Etude des causes des maladies.
réfère aux autres groupes auxquels on n’appartient pas (par exemple, allemand pour les personnes de nationalité française).
Les travaux sur l’exposition sélective montrent que les gens ont tendance à s’exposer aux sources d’informations qui confirment leurs valeurs ou leurs idées, délaissant celles qui pourraient les remettre en cause (Bardin, Vidal, Facca, Dumas & Périssol, 2018).
F
Se souvenir de détails ou de l’ensemble d’un évènement qui n’ont pas été réellement vécus.
message permettant d’informer l’utilisateur sur une norme sociale (de consommation de substances ou d’énergie par exemple) de manière à ce qu’il puisse comparer cette dernière à ses propres comportements.
Phénomène d’harmonisation avec le groupe par lequel l’individu a un sentiment viscéral de ne faire qu’un avec le groupe. Cette fusion entre le soi et le collectif est liée à des comportements de sacrifice personnel en faveur du groupe.
G
Réplication de résultats de recherches qui utilisent d’autres méthodologies, stimuli, échantillons de participants, contextes, etc. Une recherche est répliquée quand une ou plusieurs autres recherches parviennent aux mêmes conclusions.
Appellation donnée au regroupement de différentes espèces de singes tels que les chimpanzés, les bonobos, les orangs-outangs et les gorilles
H
Définition de Jim A. C. Everett & Alex Gunz
Proposée par Allport (1954) comme un moyen efficace de réduire les préjugés entre les membres d’une majorité et les membres d’une minorité. L’hypothèse postule que le contact entre les membres de deux groupes tend à réduire les tensions qui existent entre eux, en particulier quand il se produit sous certaines circonstances.
L’hypothèse du contact étendu est une extension de l’hypothèse du contact proposée par Wright et collaborateurs (1997). Elle stipule que le contact entre des membres de groupes différents peut être efficace même quand il se fait de façon indirecte. Il existe 3 grands types de contact indirect : le contact par extension (savoir qu'un membre de son groupe entretient une relation étroite avec un membre d’un autre groupe), le contact vicariant (observer une interaction entre membres de groupes différents ou entre un membre de son groupe et un membre d’un autre groupe) et le contact imaginé (s’imaginer en train d’interagir avec un membre d’un groupe cible et que cette interaction est positive, agréable et relaxante).
I
Définition de soi comme membre d’un groupe social (qu’il s’agisse d’une communauté, d’une culture ou d’une société) doté de normes de références et de principes identitaires spécifiques, le différenciant des autres groupes sociaux.
« un regard positif et humble sur le groupe d’appartenance » (Eker et coll., 2022, p. 2).
Part de notre identité définie par nos appartenances à divers groupes (genre, âge, nationalité, profession, religion…)
technique qui vise à favoriser l’adoption d’un comportement particulier dans une situation donnée en définissant précisément dans quelles circonstances (où, quand) et comment réaliser ce comportement.
L’Implicit Association Test (IAT ; Greenwald et coll., 1998) est une tâche qui permet d’évaluer la force d’association entre deux éléments présents dans l’esprit des participants en utilisant le temps de réponse que met un participant à catégoriser deux concepts ensemble.
Caractéristique d’un individu qui renvoie au fait que ce dernier adhère à des principes qui semblent acceptables, et qu’il agit en congruence avec ces principes.
Les intentions renverraient à la propension à fournir des efforts pour effectuer un comportement donné (Ajzen, 1991).
J
Pratique professionnelle qui consiste à partager son travail avec une autre personne, de telle sorte que deux personnes occupent le même poste mais respectivement à temps partiel.
Tendance à voir les positions qu’occupent les individus et les groupes au sein de la hiérarchie sociale comme légitimes
L
Différents termes existant pour désigner un même groupe de personnes. Les labels de groupe peuvent varier en termes de valence, être descriptifs (par ex. homosexuel) ou péjoratifs (par ex. tarlouze). Au-delà de la valence, ils peuvent également varier dans la forme syntaxique (par ex. un label sous forme de nom « un homosexuel » vs. un label utilisant un adjectif « une personne homosexuelle »).
Les publications scientifiques sont dites en « libre accès » lorsqu’elles sont librement accessibles.
M
Idéal culturel de la masculinité qui participe à conserver la position dominante des hommes dans la société.
Idée que l’identité masculine n’est pas un statut inné, mais qu’elle est acquise par des preuves sociales. Elle doit ainsi être constamment affirmée et peut être facilement perdue.
Ensemble de comportements relatifs à la norme des hommes qui nuisent aux autres (par ex., les violences domestiques) et aux hommes mêmes (par ex., le suicide fait plus de victimes chez les hommes que chez les femmes).
Perception d’un danger sur la vie propre, saillance de la mort possible de soi
Les mesures explicites sont des mesures directes qui servent à capter les attitudes des individus envers un groupe, un objet ou les processus psychologiques qui leur sont sous-jacents. Elles font le plus souvent appel à des reports de pensées, d’attitudes ou d’intention, nécessitant un effort introspectif et conscient de la part des individus.
Les mesures implicites sont des mesures indirectes qui servent à capter les attitudes spontanées des individus envers un groupe, un objet, ou les processus automatiques qui leur sont sous-jacents, sans jamais avoir à leur demander directement leur avis et en dehors de tout traitement conscient, d’intention, ou contrôle de leur part.
Méthode combinant statistiquement les résultats de plusieurs études
la notion de mode de pensée renverrait à un flux d’images et de pensées à propos d’événements ou de comportements qui traversent l’esprit des individus, indépendamment de leur probabilité de survenue. Elle est à différencier de la notion d’attentes qui renverrait à des évaluations subjectives concernant la probabilité que certains événements ou comportements aient lieu ou non à l’avenir (Oettingen, 2012).
Le modèle des 3 N est un modèle théorique qui explique que la radicalisation s’effectue proportionnellement à une combinaisons de 3 classes de facteurs de risques. Ces facteurs sont l’activation de « Needs » (besoins fondamentaux ; de se sentir utile socialement, respecté, valorisé), l’exposition a des « Narratives » (discours idéologique ou religieux légitimant la violence) ainsi que l’insertion dans des « Networks » (réseaux sociaux contenant des éléments radicalises, cf. Kruglanski et al., 2019).
Kruglanski, A. W., Bélanger, J. J., & Gunaratna, R. (2019). The three pillars of radicalization: Needs, narratives, and networks. Oxford University Press, USA.
Ce modèle définit quatre catégories de mots selon leur niveau d’abstraction. Les verbes descriptifs d’action, le niveau le plus concret, donne une description objective d’un comportement spécifique (par ex. « X frappe Y »). Ensuite, les verbes interprétatifs d’action sont la deuxième catégorie de mots concrets. Ils réfèrent aussi à une action, mais ils décrivent une classe plus large de comportements et impliquent une tonalité évaluative positive ou négative (par ex. « X blesse Y »). Les verbes d’état, catégorie plus abstraite, décrivent des états psychologiques persistants sans référence à un comportement spécifique (par ex. « X déteste Y »). Enfin, les adjectifs, la catégorie la plus abstraite, décrivent une disposition de l’auteur (par ex. « X est violent »). Des versions plus récentes du modèle intègre aussi une cinquième catégorie encore plus abstraite, les noms (par ex. « X est un agresseur »).
Dans la littérature anglophone, on fait référence au linguistic category model et l’abréviation communément utilisée est le LCM.
Mouvement dans lequel des scientifiques d'institutions très dispersées mettent en commun leurs ressources et leur expertise pour mener à bien des projets qu'il serait difficile, voire impossible, de réaliser individuellement. Dans de tels projets, la collecte des données et l'expertise sont réparties sur l'équipe. Les exemples les plus connus en psychologie sont les études ManyLabs et le Psychological Science Accelerator.
N
La croyance que l’importance d’un groupe d'appartenance souffre d’un manque de reconnaissance.
Le nationalisme correspond à l’attachement à son pays que l’on positionne comme supérieur aux autres nations. Il se différencie du patriotisme, qui correspond à un attachement à la nation, sans expression d’hostilité envers les autres groupes ou de supériorité de son endogroupe sur les exogroupes.
Définition au sein d’un groupe social (écrite et formelle, ou bien tacite et informelle) de ce qui est socialement acceptable de faire et d’être, en termes de comportements et d’opinions. Les normes sociales reflètent les valeurs et idéaux du groupe, et la façon dont se comporte la majorité des membres de ce groupe.
La norme d’internalité définit la valorisation sociale des attributions causales (c’est-à-dire des explications) mettant en avant des facteurs explicatifs internes aux personnes (comme la personnalité, les choix ou les efforts d’une personne) au détriment des facteurs explicatifs externes (comme la chance ou les circonstances).
Norme sociale qui décrit le comportement adopté par la majorité des gens dans un domaine particulier (consommation d’énergie, consommation de substance, sécurité routière, etc.). Par exemple, « 3 étudiants sur 4 boivent moins de 4 verres par semaine ».
Norme sociale qui indique le degré d’approbation d’un comportement particulier dans la société (par exemple, « 91% des gens approuvent de limiter sa consommation d’alcool à 1 ou 2 verres »…).
Attitude ou comportement qui est partagé par un groupe social et qui est implicitement ou explicitement promu par ce groupe.
Ce qui est socialement considéré comme désirable (ou non-désirable) pour les personnes catégorisées comme « garçon/homme » ou « fille/femme ». Peut concerner l’apparence, la personnalité, les intérêts, les relations amoureuses (hétérosexualité), etc.
O
L’objectification se définit comme une manière de réduire une personne à un objet ou encore à considérer les parties de son corps comme des objets. Ce concept est, parfois, également nommé objectivation.
Lorsque les personnes, en particulier les femmes, sont objectifiées, c'est souvent au travers d'une focalisation sur leurs caractéristiques sexuelles, par exemple les seins. Le terme sexualisation ou objectification à caractère sexuel est employé pour décrire la façon dont le corps d'une personne est perçu (souvent le corps des femmes par les hommes) comme une commodité pour satisfaire les désirs sexuels.
À travers l'expérience de l’objectification, les individus (souvent des femmes) intériorisent un point de vue d'observateur sur leur corps. Ce processus est appelé l’objectification de soi (ou auto-objectification). L’objectification de soi se produit lorsqu'une personne se considère et se traite comme un objet à regarder et à évaluer en fonction de son apparence.
Les objectifs renverraient à un état désirable que l’on souhaite atteindre dans le futur (Kruglanski, 1996).
P
Processus par lesquels l’individu appréhende l’état affectif des autres, ou en prend connaissance.
traitement cérébral des informations captées par la rétine.
Voir modèle de décatégorisation.
La politique fondée sur des preuves est une idée de politique publique qui propose que les décisions politiques soient fondées sur, ou éclairées par, des preuves objectives rigoureusement établies. Le contraste implicite est ici avec l'élaboration de politiques fondée sur l'idéologie ou le « bon sens ». On suppose également que les objectifs sociaux sont mieux servis lorsque les preuves scientifiques sont utilisées de manière rigoureuse et complète pour éclairer les décisions.
Notion qui décrit dans le milieu scolaire, les élèves ayant le plus d'influence, qui choisissent le style à avoir, les activités à faire et les personnes à inclure (Brown, 2004).
Une « idéologie qui considère que la société est séparée en deux camps antagonistes et homogènes : « le peuple pure » versus « les élites corrompues », et qui avance que la politique doit être l’expression de la volonté générale du peuple » (Mudde & Kaltwasser, 2017, p. 6).
La capacité à influencer autrui, qui peut s’exercer à travers le contrôle de ressources (économiques, politiques…), les sanctions et/ou le respect et l’admiration (Emerson, 1962 ; Fiske, 1993)
Pratique consistant à enregistrer les hypothèses, les cadres théoriques, les méthodes et les scripts d'analyse avant de collecter les données. Les Registered Reports sont des rapports enregistrés dans lesquels les méthodes et les analyses proposées sont préenregistrées et examinées avant que la recherche ne soit menée.
Le préjugé fait référence à un jugement, une opinion ou une attitude préconçue envers certaines personnes en raison de leur appartenance à un groupe particulier. C'est un ensemble d'attitudes, qui soutient, provoque ou justifie la discrimination.
Les processus inhibiteurs renvoient à un ensemble de processus mentaux par lesquels l’individu cherche à exercer un contrôle sur ses pensées, ses émotions ou ses comportements pour atteindre ses objectifs.
Les processus psychologiques correspondent à l’ensemble des mécanismes qui amènent les individus à leurs pensées, jugements, comportements, et émotions.
La psychologie positive constitue le champ d’étude scientifique des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou à un fonctionnement optimal (Gable & Haidt, 2005).
Probabilité de trouver un effet en supposant que l’effet est réellement présent.
R
D'un point de vue descriptif, la radicalisation fait référence à un processus de changement dans les croyances, les attitudes et les comportements qui justifient la violence intergroupe et – parfois - le sacrifice de sa propre vie pour défendre son groupe.
Phénomène motivationnel lié à la perception par l’individu que son libre arbitre est menacé. Motive l’individu à maintenir ou réaffirmer sa liberté, en particulier en s’opposant à la source de la menace.
Modèle cognitif de représentation des catégories sociales développé par Gaertner et collaborateurs (1993). Il est aussi nommé modèle de l’identité commune ou du groupe commun. Ce modèle propose que les relations intergroupes peuvent être plus harmonieuses si la catégorisation en groupes distincts (c’est-à-dire « eux »/« nous ») se modifie en faveur d’une recatégorisation à une appartenance commune unique et inclusive généralement d’ordre supérieur dite catégorie supraordonnée.
Recherche menée dans le but de vérifier une ou plusieurs hypothèses préexistantes. La recherche peut être plus ou moins confirmatoire. La recherche est plus confirmatoire si l'on peut spécifier plus de paramètres (par exemple, la taille de l'effet, l'intervalle de confiance, la forme de l'effet) et devient plus exploratoire si l'on en sait moins sur l'effet. Dans la recherche exploratoire, on cherche généralement à identifier de multiples liens possibles entre les variables. En revanche, dans la recherche confirmatoire, on vérifie si une prédiction spécifique se confirme dans des circonstances spécifiques.
Manière scientifique d’acquérir des connaissances en utilisant une collection de données pour fonder une théorie ou tirer une conclusion.
Associer correctement l’émotion correspondant à une configuration musculaire faciale.
Relations entre des individus membres de différents groupes sociaux. On parle généralement de relations intergroupes pour décrire les attitudes et comportements de membres de l’endogroupe à l’égard de membres d’exogroupes.
Attitudes et comportements des membres d’un groupe social vis-à-vis des autres membres de ce groupe, ou vis-à-vis du groupe en lui-même.
Images mentales, sons, détails, etc vivaces d’un souvenir.
Changement dans l’organisme
«Une réponse à un stimulus conditionné; une réponse qui a été apprise» (Gazzaniga et coll., 2016, p. 227)
«Une réponse qui n’a pas besoin d’être apprise, comme un réflexe» (Gazzaniga et coll., 2016, p. 227).
partie du système de régulation du cerveau, qui comprend plusieurs structures corticales et sous-corticales interconnectées. Il est impliqué dans la régulation des processus sous-jacents au fonctionnement des organes internes, du système endocrinien, de la modulation de la douleur et des réponses motrices complexes (voir Benarroch, 1993).
« une séquence de pensées et d'actions pertinentes pour la tâche, dans laquelle un athlète s'engage systématiquement avant d'exécuter une compétence sportive spécifique » (Moran, 1996, p. 177).
S
Représentation mentale ou cognitive qui saisit les caractéristiques générales d’une classe d’épisodes, d’événements ou d’individus.
En statistiques, la significativité permet de conclure qu’un résultat observé dans une étude (par ex., le niveau de dépression du groupe A est observé comme plus important que le niveau de dépression du groupe B) n’est pas dû au hasard. Pour déterminer si le résultat d’un test est statistiquement significatif, on utilise une valeur seuil : un test est dit statistiquement significatif lorsque le risque quantifié de se tromper (nommé p-valeur), est inférieur à un niveau de significativé nommé alpha.
L’effet de simple exposition (Zajonc, 1968) documente expérimentalement que les gens ont une préférence spontanée pour tout ce qui leur est familier. Précisément, les gens préfèrent les objets ou les visages qu’ils ont déjà vus même s’ils n’en ont pas pleinement conscience. Le processus qui explique ce phénomène est toutefois encore débattu de nos jours (p. ex., Zilva, Mitchell & Newell, 2013).
Appellation donnée au regroupement de différentes espèces de singes originaires d’Asie et d’Afrique tels que les babouins, colobes rouges, talapoin, douc, etc.
Une société savante est une organisation professionnelle dédiée à la promotion de la science et de la recherche dans un domaine particulier. Elles rassemblent des chercheurs, des scientifiques, des professionnels et des étudiants intéressés par un domaine spécifique pour partager des connaissances, collaborer, et faire avancer leur discipline.
renvoie aux ressources offertes par son réseau social pour faire face aux difficultés. Il est primordial pour le bien-être et la santé psychologique et physique des personnes. Ce soutien social peut être émotionnel (affects positifs réconfortants), d'estime (encouragements susceptibles de rassurer quelqu’un sur ses compétences et sa valeur), informationnel (partager des informations sur le problème, des conseils, des suggestions), matériel et tangible (offrir une assistance, une aide pratique) ou de réseau (donner un sentiment d’appartenance à un groupe).
Souvenirs vivaces dont on ne croit pas qu'ils se soient réellement produits.
Souvenirs traumatisants ayant été oubliés mais qui ont ensuite été rappelés ou « retrouvés »
Position relative occupée par les individus ou groupes au sein de la hiérarchie sociale basée sur des différences de richesse, de pouvoir ou encore de prestige
Définition de Hans Ijzerman. Représentations mentales ou cognitives d’un groupe autre que le sien, qui se forment sur la base d’associations de caractéristiques particulières que possède ce groupe.
La stigmatisation sociale renvoie à l'ensemble des réactions (par ex. mise à l’écart, rejet) qui peuvent être suscitées par un stigmate, c'est-à-dire une caractéristique socialement dévaluée (par ex. une situation de handicap).
Il s’agit généralement de tout événement sensoriel susceptible de susciter une réaction (réponse) de la part d’un organisme, comme un éclair de lumière ou un son (pour une analyse détaillée, voir Gibson, 1960).
«Un stimulus qui suscite une réponse uniquement après un apprentissage» (Gazzaniga et coll., 2016, p. 227).
«Un stimulus qui suscite une réponse, comme un réflexe, sans aucun apprentissage préalable» (Gazzaniga et coll., 2016, p. 227).
État de santé mentale qui peut survenir après un événement traumatique comme une guerre, une agression ou une catastrophe. Les symptômes comprennent notamment des flashbacks récurrents et perturbants, un évitement des souvenirs de l'événement, etc.
Ce terme désigne tous arrangements sociaux, économiques et politiques dans lesquels les personnes (et/ou groupes sociaux) sont insérées - cela peut ainsi désigner des micro-systèmes comme la famille nucléaire et des macro-systèmes comme l’Etat-nation ou l’économie capitaliste (définition adaptée de van der Toorn & Jost, 2014).
Algorithmes informatiques et autres technologies de l’intelligence artificielle visant à identifier l’émotion ressentie grâce à l’analyse des configurations musculaires faciales supposées typiques des émotions.
T
Importance de l’effet.
Activités (très souvent ludiques) ayant pour but de créer ou renforcer l’esprit d’équipe entre les participants à travers la réalisation de tâches nécessitant une participation collective.
La technoférence (contraction des termes « technologies » et « interférences ») est constituée d’interférences délétères, sur les plans psychologiques et sociaux, liées aux usages de technologies de la communication (mobile, tablettes etc.) lors d’interactions et communications interpersonnelles en présentiel (lors d’échanges familiaux, d’interactions enfants–parents, de conversations entre amis, dans la vie de couple…).
McDaniel, B. T., & Coyne, S. M. (2016). “Technoference”: The interference of technology in couple relationships and implications for women’s personal and relational well-being. Psychology of Popular Media Culture, 5(1), 85.
fait de réguler sa température corporelle de façon sociale (en se blottissant contre quelqu'un, par exemple).
Réfère à un attribut ou à une qualité présentée par une personne. Il est important de noter que les traits sont constants, ou stables, dans le temps et dans les situations.
Les troubles de l’attention réfèrent à une diminution des capacités attentionnelles (difficulté de maintien de la concentration, inattention) et peuvent ou non s’associer à l’hyperactivité (agitation motrice, impulsivité).
Ensemble de caractéristiques présentes chez un individu qui témoignent de son caractère digne de confiance. Peut être littéralement traduit par le néologisme « dignité de confiance ».
V
Dans les tests de significativité par hypothèse nulle, la valeur p est la probabilité d'obtenir des résultats de test au moins aussi extrêmes si l’hypothèse nulle est vraie.
La conformité des conditions expérimentales avec la réalité ordinaire, c’est-à-dire au fait que les comportements observés au cours d’une étude sont le reflet des comportements qui se produisent effectivement en milieu naturel, ordinaire.
variations de l'intervalle de temps entre les battements cardiaques successifs, résultant d'une augmentation de l'activité du nerf vague, qui est le nerf principal du système nerveux parasympathique (Laborde et al., 2017).
La voie dorée, ou en anglais « gold access », caractérise les revues en libre accès. Ces dernières peuvent être soit financées par les auteurs qui payent des frais de publication, soit par des sociétés savantes (on peut alors parler de voie diamant ou platine).
La voie verte, ou en anglais « green access », caractérise les publications scientifiques qui sont déposées dans des archives ouvertes, que ces dernières soient institutionnelles ou disciplinaires.